L'organisation du travail dans les services hospitaliers est archaïque et défaillante. Elle est marquée par la redondance et la parcellisation des tâches, l'imperméabilité entre l'organisation médicale et l'organisation soignante, et la prépondérance accordée à la transmission orale, qui font de la la recherche et de la validation de l'information une quête épuisante pour les personnels. Les tâches réalisées par les agents sont essentiellement standardisées et programmables, et se comparent donc à celles accomplies dans d'autres secteurs d'activité. Les métiers hospitaliers présentent néanmoins des spécificités irréductibles : la proximité avec la souffrance, la maladie, parfois la mort. L'application des 35 heures dans les services de soins doit avoir comme préalable la suppression des redondances et des chevauchements de tâches, de façon notamment à réduire l'écart particulièrement important existant entre la réalité et la vision mythifiée, fantasmée, qu'ont souvent les personnels de leur travail.
 

Introduction

Partie 1. Une organisation archaïque et épuisante du travail

Partie 2. Les fondements méthodologiques du mémoire

Partie 3. Les enseignements de la décomposition des tâches

Partie 4. Les métiers hospitaliers, des métiers comme les autres ?

Partie 5. Comment appliquer les 35 heures dans un service hospitalier ?

Références et bibliographie

Annexe 1. Tableaux comparatifs entre genres de tâches et emplois/métiers du ROME, et arborescences des fonctions

Annexe 2. Questionnaire servant de support aux entretiens

Annexe 3. Documents écrits utilisés dans le service de cardiologie

Annexe 4. Glossaire

Annexe 5. Résumé